Peintures irakiennes

Dimanche 16 décembre de 15h30 à 16h30, nous vous donnons RDV pour une vente aux enchères de peintures réalisées par des artistes irakiens depuis 2014.

Fraternité en Irak, a exposé ces œuvres dans plusieurs villes de France et les a confié au jumelage pour les vendre. Un prix minimum est appliqué, et reviendra à l’artiste. Le bénéfice servira aux différentes actions du jumelage Lyon Mossoul sur place en Irak.
Si vous le souhaitez, vous pouvez d’ors et déjà faire une promesse d’achat (donner un ordre, soumission cachetée) pour la toile de votre choix, merci de remplir le formulaire de contact, noter dans commentaire le numéro et le nom de la toile et donner votre enchère maximal. 

Présentation des œuvres :

Le prix est l’estimation de l’artiste, vous le trouverez en passant votre souris sur la photo ainsi que le nom de l’oeuvre, la taille et la technique utilisée.

Ibrahim Lallo

Quelques précisions sur certaines peintures :

2 – Petite fille disparue
Huile sur papier
Ankawa – Erbil
2015 – 2016
Christina, cette petite fille de 4 ans, a été enlevée par Daesh alors qu’elle fuyait Qaraqosh pour Erbil avec ses parents à l’été 2014. Aujourd’hui personne ne sait ce qu’elle est devenue.

3 – Nous sommes les victimes des politiques sales
Huile sur papier
Ankawa – Erbil
2015 – 2016
Des mains et des visages difformes se chevauchent.
Le sang est celui des victimes. Au milieu de cet assemblage humain, la croix du
Salut éclaire.

4 – Notre civilisation ne peut être détruite
Huile sur papier
Ankawa – Erbil
2015 – 2016
Le taureau ailé assyrien de Khorsabad est une icône de la civilisation antique irakienne.
Représenté fissuré et en flammes, il demeure pour autant indestructible.
L’auteur reste convaincu que Daesh ne peut détruire cette civilisation millénaire.
La vie est toujours plus forte.

8 – Toutes les maisons de Dieu
Huile sur papier
Ankawa – Erbil
11 juillet 2016
Au centre sont représentés les lieux de culte de toutes les religions d’Irak : l’islam, le christianisme, le sabéisme, la religion juive, le bouddhisme et le yézidisme.
« Quelle que soit sa religion, l’homme doit accueillir l’étranger, l’homme blessé et bafoué. Les hommes doivent s’entraider. »
La phrase inscrite en arabe provient de la Bible : Dieu dit « Je veux la miséricorde, non le sacrifice ».
« Les religions ne doivent pas seulement construire des temples mais aussi construire l’Homme. »

13 – Le vieillard
Huile sur papier
Ankawa – Erbil
11 juin 2016
Ce vieil homme, sans ressources et isolé, n’a pas pu fuir Bartalla, la nuit du 6 août 2014
Aujourd’hui cette ville est libérée et il n’a pas été retrouvé.

14 – Les pains
Huile sur papier
Ankawa – Erbil 26 juillet 2016
Ce tableau représente la préparation d’un moment de fête et de partage. Les Irakiens ont toujours eu le goût de la fête et de l’accueil malgré l’exil.

Frdo Zora

19 – La lumière et la lampe – Temple Yézidis – Lalesh
Photo – Papier imprimé
Temple Yézidis Lalesh 2016
« Ne crains pas si la lampe de l’espoir est éteinte en toi car la source de la Vraie Lumière est éternelle, elle rallume chaque lampe. »
Le temple de Lalesh est un des principaux lieux de culte yézidis. Il se situe dans la province de Ninive.

20 – Avance
Photo – Papier imprimé
Alqosh – tombeau du prophète Nahum 2016
« Avance, monte…. sors vers la lumière qui dissipe les ténèbres. »
Cette porte se trouve à Alqosh dans une synagogue en ruines où est conservé le tombeau du prophète Nahum, un prophète de l’Ancien Testament.

21 – Attente dans la confiance
Fusain et aquarelle sur papier – Collage 1er septembre 2016
Le palmier est une plante symbolique en Irak. Il s’enracine dans le sol et monte jusqu’au ciel comme la culture arabe qui est millénaire et ne peut se perdre. Ces palmiers symbolisent l’espérance.

22 – Histoire
Fusain et aquarelle sur papier – Collage 1er septembre 2016
Le palmier est une plante symbolique en Irak. Il s’enracine dans le sol et monte jusqu’au ciel comme la culture arabe qui est millénaire et ne peut se perdre. Ces palmiers symbolisent l’espérance.

23 – J’ai trouvé
Fusain et aquarelle sur papier – Collage 1er septembre 2016
Le palmier est une plante symbolique en Irak. Il s’enracine dans le sol et monte jusqu’au ciel comme la culture arabe qui est millénaire et ne peut se perdre. Ces palmiers symbolisent l’espérance.

Ruaa Faraj Albanaa

 

24 – Les maisons pleurent
Acrylique sur toile
Ankawa – Erbil 2016
L’éloignement de l’exode vide la mémoire, étiole les liens familiaux et amicaux et interrompt l’épanouissement personnel. Les Irakiens sont particulièrement attachés au lieu qui les a vus naître. Même s’ils ont dû fuir, leur ville d’origine est gravée dans leur corps. Ils y puisent la force de leur imagination.
Ici l’artiste a représenté les maisons pleurant sur les habitants qui les ont laissées.
Elles veulent que leurs habitants reviennent retrouver leurs souvenirs. Cependant, ils ne peuvent pas revenir, ils sont représentés par ces ombres statiques.
L’incertitude de l’avenir les a transformés.
Ce tableau rend compte de l’angoisse des réfugiés face à l’incertitude de leur avenir et à la perte de leur terre.

25 – La migration des esprits
Acrylique sur toile
Ankawa – Erbil 2016
La mer est le lieu de tous les dangers pour les réfugiés : au cours du voyage, à l’arrivée… Après l’exode, ceux qui restent en Irak sont dans l’attente de ce qu’il adviendra. Certains choisissent la mer car ils ne trouvent pas d’endroit sur terre pour les recevoir. La mer est très dure avec les réfugiés, ses vagues les noient ; ils trouvent alors refuge dans le Ciel.

26 – Le silence de l’enfance
Acrylique sur toile
Ankawa – Erbil 2016
Face à la violence l’enfant se tait, comme le monde qui semble ne pas voir ce qui arrive aux réfugiés. L’enfant n’est plus un innocent, il est plongé dans un monde violent qui s’est introduit dans son univers intérieur. La seule chose qui le relie au monde de l’enfance est sa petite taille. Depuis l’exode les enfants ont changé, leurs préoccupations ne sont plus les mêmes. Leurs jouets sont désormais des armes : avions, kalachnikov. Leurs maisons, des caravanes.

27 – L’oiseau de la diaspora
Acrylique sur toile
Ankawa – Erbil 2016
Ici, l’oiseau blessé survole l’Irak, son pays, son héritage et son histoire. Il représente chaque immigré figuré au-dessous de lui. Des larmes de sang coulent suite au déchirement de l’exil. Il doit quitter son pays symbolisé par le taureau de Khorsabad. Les silhouettes violettes représentent les souvenirs qui retiennent les réfugiés à leur pays, tandis que l’oiseau continue inéluctablement sa route vers l’inconnu.

28 – Le rêve du retour
Acrylique sur toile
Ankawa – Erbil 2016
La plus grande espérance des réfugiés irakiens est de ne pas céder leur terre et de chérir le rêve du retour. Un rêve qui offre un futur aux générations à venir. Ce rêve du retour est représenté par une femme portant les vêtements traditionnels de la plaine de Ninive et plus spécifiquement de Qaraqosh. Comme une mariée heureuse, elle représente la joie des réfugiés qui espèrent le retour dans la plaine de Ninive depuis la libération. Ce retour doit se faire dans la joie et l’espérance.
Les fleurs qu’elle porte symbolisent la reconstruction. Sur la partie droite sont représentées les églises de Qaraqosh brûlées ainsi que des tunnels creusés par Daesh. L’inscription verte en partie haute gauche est un extrait de Mar Ephram « feu et esprit dans la terre ». Le « feu » symbolise Daesh et « l’esprit » symbolise les habitants. En bas à droite on peut lire « par notre sang, nous allons tout rebâtir à nouveau ».

 Julian Jacoub

37 – Le naufrage
Huile sur toile – Châssis en bois
Erbil 2016
Le naufrage représente les réfugiés qui ont voulu fuir par la mer et ont pour certains trouvé la mort. La mer est un sujet assez récurrent chez les réfugiés. En effet, tous les réfugiés irakiens connaissent un voisin, un ami, ou de la famille qui a voulu fuir de cette manière.

38 – La persécution
Huile sur toile – Châssis en bois
Erbil 2016
Ces personnages rappellent le génocide des Arméniens et des Assyriens par l’Empire Ottoman au début du XXe siècle. Les persécutions se répètent aujourd’hui pour les Chrétiens d’Orient.

39 – Les femmes yézidis
Huile sur toile – Châssis en bois
Erbil 2016
Deux femmes soutiennent et sauvent une jeune femme yézidie qui a subi des violences par les hommes de Daesh. Le 3 août 2014 Daesh a lancé une offensive contre des villages yézidis. Les habitants se sont réfugiés et ont tenu un siège sur le Mont Sinjar. L’histoire du peuple Yézidi est marquée par la souffrance et les persécutions. Ils sont considérés comme des citoyens de second rang par Daesh.

Anwar Yusuf

31 – Femme assise
Crayon sur papier
Ankawa – Erbil
Cette jeune fille yézidie assise semble épuisée par sa situation, liée à l’exode. Elle se questionne sur son futur et sur la précarité de cette nouvelle existence.

32 – Personnes endormies au sol
Crayon sur papier
Ankawa – Erbil
Les conditions de vie des réfugiés sont très difficiles. Ils ont tout perdu et dorment à même le sol dans des lieux très exigus. La chaleur, durant l’été, est intense et les coupures d’électricité récurrentes.

Marie-Camille Chambounaud

17 – Camp de réfugiés Ashti 2
Encre sur papier collé sur bois
Ankawa – Erbil
L’artiste est membre de l’association Fraternité en Irak. Elle s’est rendue plusieurs fois dans le camp d’Ashti à Erbil. C’est l’un des principaux camps de réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive. Il accueille près de 6 000 personnes qui vivent dans 2 500 caravanes. Ashti signifie « la Paix ».

Gazan Attala

33 – L’enfant de Qaraqosh
Huile sur toile – Châssis en bois
Cet enfant observe, derrière le grillage du camp de réfugiés, la ville Qaraqosh.
On reconnait les clochers de la cathédrale Al-Tahira (l’Immaculée Conception), de l’église Mar Benam et de Mar Sarah. Cette ville à quelques kilomètres de Mossoul comptait avant le mois d’août 2014 environ 50 000 chrétiens. Qaraqosh a été libérée à la fin du mois d’octobre 2016. Aujourd’hui tout est à reconstruire.

Matti Karsh Ghazwan

34 – Femme Bakhdida
Huile sur toile – Châssis en bois
Ankawa – Erbil Juillet 2016
Une femme à genou sur fond noir. Elle est vêtue des couleurs de Qaraqosh.
Ses mains sont enchaînées au drapeau de Daesh. Les chiffres ٦ et ٨ (6 et 8) représentent la date de l’exode (le 6 aout 2014). Le ن rappelle la marque laissée par Daesh (symbolisé par son drapeau noir) sur les maisons des Chrétiens à Mossoul. La coupe surmontée d’une flamme est un symbole assyrien qui rappelle la grandeur de la civilisation millénaire irakienne. L’inscription dans la partie supérieure gauche signifie : « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah ». La forme circulaire rayonnante rappelle que tous les islams ne sont pas Daesh et signifie « Mohamed, message de Dieu ». L’Irak est fermée symboliquement, comme le montre le verrou ; la clé est aux couleurs des Etats-Unis qui pourraient aider à apaiser la situation. Ces multiples mains expriment que le drame vécu par les Chrétiens de Qaraqosh, à cause de Daesh, a atteint de nombreux autres Irakiens. La cloche de l’église figure la liberté espérée, au-delà des persécutions. Le terme arabe « Bakhdida », titre du tableau, signifie Qaraqosh (en turc ottoman).

35 – Panneau Assad
Huile sur toile – Châssis en bois
Ankawa – Erbil Juillet 2016
L’Irak est un pays riche et fort comme un lion. Ses richesses sont le pétrole et la terre, symbolisés par les couleurs noire et marron. Le schisme entre les Sunnites et les Chiites est représenté par une toile d’araignée qui menace de s’enflammer et où est inscrit le mot « sectarisme ».
L’espoir demeure comme l’évoque la colombe ramenant un rameau.
Une référence directe à Noé, personnage biblique, qui espère le retour à la vie après le déluge qui a tout détruit. L’arc en ciel symbolise l’alliance que doivent faire les Irakiens entre eux pour vivre en paix, pour rechercher l’unité dans leur pays, pour dépasser les différences religieuses et pour éviter que la toile ne s’enflamme

36 – Globe Terrestre surmonté d’une croix
Huile sur toile – Châssis en bois
Ankawa – Erbil Juillet 2016
La météorite représente Daesh. Elle a provoqué une explosion qui a causé des ravages. Elle a brisé le vase de la civilisation irakienne. Sur la partie gauche, les fragments et les fleurs, contenus dans le vase, se sont répandus à travers le monde, comme les exilés. Sur la droite, les os représentent les morts et les pierres les maisons détruites. Le ن représente les chrétiens persécutés. Malgré tout ils gardent la foi dans la croix, car pour eux, le Christ est la lumière du monde.

Sarah Sheto

 

44 – Fuir, mais où ?
Huile sur toile
Alqosh 2015 – 2016
Les mains symbolisent les réfugiés qui partent dans toutes les directions du monde, entraînant l’éclatement des familles et des communautés.

45 – Nous briserons nos chaines
Huile sur toile
Alqosh 2015 – 2016
Les populations sont otages des conflits. Elles attendent la paix source de liberté, symbolisée par la colombe.

46 – L’aveuglement
Huile sur toile
Alqosh 2015 – 2016
L’aveuglement avide des décideurs fait couler le sang.